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- LV- H- 0047Número propio
- Base de datosCorrespondencia Hübner y otros
- Unidad documental: Correspondencia HübnerCarta
- Unidad documental: Otros
Carta-folleto de 4 páginas
- Signatura del archivoMs. 49
- ArchivoSociedade Martins Sarmento
- AutorJosé Leite de Vasconcelos
- TítuloLisboa, 1 de noviembre de 1897
- Fechas01/11/1897
- DescriptoresGeografía Antigua; Crítica científica; Numismática; Religiones de Lusitania
- Personas mencionadas (Informantes)Emil Hübner; Johann Matthias Gesner; Joseph Justus Scaliger; Manuel Rodríguez de Berlanga
- LenguaFrancés
- Transcripción
Monsieur et cher ami:
Lisbonne, 1. XI. 97
Quoique la substitution de TAGRO par SACRO me soit venue à l’esprit avant de connaître le passage de Columella et les hypothèses des commentateurs, Scaliger etc.- que je connais de l’édition de Gesner, citée par moi, j’ai écrit mon article pour corrober [sic] celles-ci: quae ante dixi eorum opinionem adiuvant qui iam censuerunt……
Voici en quoi consiste mon raisonnement:
1ère Partie
Varron parle d’un mont appellé TAGRO près de Lisbonne; une fois que ce nom n’est connu d’aucun autre écrivain, et que Columella fait mention, dans des conditions semblables, d’un mont qu’il appèle SACRO, il est possible et très probable qu’il y ait une erreur dans le texte varronien, et qu’on doive corriger TAGRO en SACRO.
2e Partie
Cette hypothèse est confirmée par ce fait, qu’il existe tout près de Lisbonne, d’accord avec le texte de Columella, un Monsanto = Mon(te) Santo. Le mot sacer ayant disparu de l’usage vulgaire des langues romanes, et conséquemment de la langue portugaise, où il a été substitué par sanctus, on peut admettre que ce nom moderne Monsanto soit une traduction d’un nom ancien Mons sacer.
Donc, la correction de TAGRO en SACRO est legitime, d’autant plus que C alterne ave [sic] G dans les graphies, et que S pouvait être facilement pris par T, surtout sous l’influence du nom TAGVS du fleuve voisin.
À Scaliger appartient seulement la première partie du raisonnement.
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Au sujet des considérations que vous ajoutez, je me permets de vous demander quelques explications, parce que je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Excusez moi de cette peine que je vous donne, mais tout mon désir est toujours d’arriver à la vérité, et je ne crains pas de faire des demandes quand je ne sais pas les choses.
Vous dites que le Mons Sacer et le Promunturium Sacrum de Varron, suivi par Méla et Pline, n’est pas le Cap. S.t Vincent, mais bien le Cap de la Roca.
Cependant,
Méla, III, 1, parle expressément de trois caps:
a)Cuneus, où est Myrtilis, Balsa, Ossonoba;
b) Sacrum, où est Lacobriga et Portus Annibalis;
c) Magnum, où est Ebora (d’Alcobaça):
Donc, chez Méla le cap de la Roca n’est pas le Cap St Vincent, mais bien le Cap Magnum.
Pline parle du Promunturium (Artabrum) Magnum, Olisiponense:
Donc chez cet auteur le Cap de la Roca n’est pas le Pr. Sacrum, mais bien le Magnum, de même que chez Mela.
Et, en autre, quel est le passage de Varron où se trouve mentionné le Promunturium Sacrum, comme vous dites? Je l’ai cherché, mais je ne l’ai pas trouvé.
Je vous prie, cher Maître, de m’éclaircir sur ces points, parce que votre carte postale m’a laissé déconcerté.
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Sans doute, il pouvait exister plusieurs monts et plusieurs promontoires avec le nom sacer, parce que ce nom est un appellatif. Ainsi, près du Tagus il y avait un «mons sacer», aujourd’hui Monsanto; dans le Cap. de la Roca il y avait un autre «mons sacer», qui était la Serra da Lua en Sintra; et combien d’autres «montes sacri» n’y aurait il pas, qui correspondaient aux divers Monsantos, Montes Santos et Montes de Santos, que l’on connaît à présent en Portugal? On peut dire le même des caps.
Agréez, Monsieur, l’assurance de m[a] haute considération,
Votre bien dévoué
José Leite de Vasconcellos
P. J. J’aurai l’honneur de vous envoyer dans quelques jours le 1er vol. de mes Religions de la Lusitanie.
Je viens de lire dans la Revista de archives bibl. y museus un article de Berlanga sur les monnaies de Salacia. L’auteur est en furie! Mais il ne parle pas de la S qui est dans les monnaies, ainsi que je l’ai montré dans mon article.
- Otros objetosMonedas de Salacia
- Observaciones
Bien es sabido que aspectos sobre la Geografía Antigua ocupan parte de la correspondencia entre ambos corresponsales en el año 1897, concretamente los referidos a la cuestión Tagro- Sagro.
En la presente misiva, Leite de Vasconcelos informa a Hübner del cambio de lectura de Tagro por Sacro en sus investigaciones, corroborándolo en los textos de Varrón y Columela, así como la obra de Gesner.
Así mismo, el erudito portugués formula un par de preguntas más acerca de este tema al epigrafista alemán, puesto que este ya lo habría tratado en algún artículo.
Por último, Leite de Vasconcelos comenta con Hübner el artículo Manuel Rodríguez de Berlanga 1 sobre las monedas de Salacia, haciendo hincapié en que este no incluye ningún dato sobre el significado de la -S, tema tratado por el erudito portugués previamente en su artículo sobre las emisiones monetales de Eviom en la publicación del Museo Etnográfico Portugués 2.
1Rodríguez de Berlanga, M. (1897). Estudios Numismáticos. Una Antigua Moneda Inedita de España. Revista de Archivos, Bibliotecas y Museos. Madrid. 1:10, pp. 433-440.2 Leite de Vasconcelos, J. (1896). Novas Moedas de Salacia. O Arqueólogo Português. Lisboa. Série I. 2, pp. 280-282
- BibliografíaCorreia Marques, P.M. (2016). A Epigrafia da Hispania na Correspondência Epistolar entre Emílio Hübner e José Leite de Vasconcelos (Tesis Doctoral). Universidad de Lisboa, Portugal, p. 227-231
- Autoría de este registroI.G.B.